Tuesday, November 16, 2010

Video creates buzz among Northeastern students

Today, Northeastern got itself some nice presence over the web.

A few days ago I was proudly posting on my own Facebook page that Northeastern University ranked better in Google than Boston University (our rival, hence the reason why I am not linking their page to their keyword, keeping all my organic search efforts for MY school here) - to which I received sarcastic comments such as "I do hope students who Google "university" go to NU". Ahem, point taken. But I know from what school I'd be happy to receive my marketing education - oh wait, that's the school I graduated from last May. Score.

Anyway, today Northeastern was very much present on the web. Amongst the e-mails I still receive from them about books and breakfast with the Basketball team - e-mails that Gmail finally understood NOT to put in my priority inbox - Facebook was put in the loop as a video started to spread around the network.

I was quite happy that Facebook now stacks all related posts under one line (you notice this when it's one of your friends' birthday with whom you have 65 mutual friends and your news feed is not flooded) because I am pretty sure the entire Northeastern network ended up sharing this video at one point of the day or another - me included.

If you go to NU you know what video I am talking about, this kid - probably a BSBA - spoofing the song "Empire State of Mind" to describe life at Northeastern University.

I am not saying I enjoyed the voice singing the song nor that he should go to American Idol, but I honestly admit it brought back some very good memories and it was nice reminiscing about the last years.

If you haven't done so yet, check out the video here:

The other mention I am writing about is this Boston Globe article talking about international students. A French student from Northeastern, Alex Souetre, was interviewed for the article, comparing the cultural differences between American and French jobs. You can read the article here 

Posted via email from Jay Gee

Wednesday, November 3, 2010

Il vaut mieux escompter le pire. Nous n'aurons que de bonnes surprises.

Il y a plus d'un groupe de caractères dans notre société.
Concentrons-nous aujourd'hui sur le premier.

Ce premier groupe qui se définit généralement par une attitude commune
face à l'adversité.

Définition : Faciles à dompter, il suffit de leur imposer une idée;
chose facile également, simple même quand on y pense, en dictant un ou
deux arguments faisant appel à la perception de soi en situation
sociale.
Agir sur le sensible, trouver ce qui les touche et ce qui leur
importe. Jouer sur les sentiments, voici la solution.

Timides, sensibles, plein de potentiel la plupart du temps, ces gens
du premier groupe sont de plus en plus fréquents au sein de notre
société.

"Potentiel caché", "qui gagne à être connu", "timide mais une tête
pleine d'idée", "brillant mais qui brille par son absence".

Potentiel caché oui, qui se veut dévoilé de jour en jour mais qui
rarement ose s'imiscer dans des réflexions sur terres inconnues, c'est
pour cela que ce groupe ne brille pas immédiatement en société.

Car après tout, quel en est le risque? Il en est un risque existant,
que de s'adonner à des propos sans pouvoir anticiper la refléxion
d'autrui. Risquer de se tromper, risquer de heurter les sentiments de
la personne en face de vous, tenter une approche qui se veut
philosophique, et risquer d'obtenir une retombée soporiphique. Un peu
comme ce texte que j'écris.

Est-il plus facile par écrit?

Que définit ce premier groupe? Ce groupe de ceux qui risquent peu, de
ceux qui suivent, objectent rarement et opinent souvent. De ceux qui
évitent l'échec et l'inconnu, l'imprévu, afin de ne pas risquer la
déception et surtout de ne pas affronter la surprise.

Oh oui.

Trop de risques que d'espérer que le vent tourne. Oh mon Dieu.

Espérer qu'une surprise soit bonne, changer de bus le matin sans
savoir si le chauffeur sera plus agréable ou plus grognon que celui du
8h17. Commencer par se brosser les dents à gauche et non à droite, ou
changer de marque de lessive.

Risquer. Oser. Tenter. Essayer. Imaginer.

Cinq mots similaires pour les spécimens du premier groupe. Et pourtant
si différents?

Imaginer : Non il ne faudrait pas imaginer, cela serait accepter le
fait que la vie pourrait être meilleure (ou pire) que la situation
actuelle. Cela serait s'accorder le temps d'être oisif et rêver à
quelque chose d'autre. Surtout imaginer pourrait amener à essayer.
N'oublions pas qu'Alain a dit "l'oisiveté est mère de toutes les
vertus", oui, "mais également de tous les vices".

Essayer : Que se passerait-il si on aimait? Si cette nouvelle chose
s'avérait mieux? Si se brosser les dents en commençant à gauche était
moins fatigant qu'à droite? Pourrait-on changer le système?

Tenter : Changer le système, implémenter un changement, imposer une
autre façon de faire les choses. Non, impensable. Non pas sans avoir
imaginé et essayé. Mais cela est trop risqué.

Oser : Seuls les fous osent, ces gens qui finissent dans la rue, non
pas les gens bien. Non, surtout ne pas oser fermer l'offce à 17h pile.
Il faut fermer à 16h54 pour avoir le bus de 17h13. Non, surtout ne pas
arriver à 9h23, cela signifierait se lever plus tôt et oser un
différent chauffeur de bus. Non, non.

Risquer : N'en parlons même pas. Je ne souhaiterais pas me risquer à
donner des idées de changement à mes lecteurs du premier groupe? Cela
est-ce la raison? Non, juste que le risque est un concept aveugle à ce
groupe. L'inconnu, un peu comme le rock pour le Pape, ou le théâtre
pour Sarkozy.

Le risque est un concept aveugle aux gens du premier groupe. Le risque
n'existe pas, que le mal. Si cela n'est pas normal, c'est le mal.
Après une profonde analyse des facteurs liés à un tel changement, une
évaluation précise de la situation est effectuée. Si il est trop
difficile d'évaluer comment la situation pourrait évoluer (= trop de
risques), cela finira forcément mal. C'est vrai qu'il est simple de
penser comme ça.

Ces gens sont tel un bateau qui resterait au port : ne courent aucun
danger mais ne vont nulle part.

Toujours la sécurité dans l'âme. La certitude que demain ne nous
apportera aucune surprise. Le confort que nous allons la où nous le
souhaitons.

C'est rassurant.

Mais mon Dieu que c'est chiant.

Posted via email from Jay Gee